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July 18th, 2011

Kosteniuk’s Beef Stroganoff featured by Migros

Hi everyone!
In this week’s Migros magazine, distributed free to every household in Switzerland, I am featured on the cover and on 4 pages showing one of my favorite recipes, the one for Beef Stroganoff. Read the article and interview and check out the pictures!
Bon appétit!
Alexandra :-)

 

Here is the cover of the magazine:

 

Press on the image to see it bigger (pages 48-49)

 

Press on the image to see it bigger (pages 50-51)

Here is the full text of the interview/article (source)

LA PRODIGIEUSE REINE DES ÉCHECS

Douzième femme à obtenir le titre de championne du monde de la discipline, Alexandra Kosteniuk se détend entre deux compétitions en cuisinant un boeuf Stroganov dans son refuge des Alpes vaudoises à Villars-sur-Ollon.

Dans un chalet de Villars-sur- Ollon, la petite Francesca, des barrettes aux effigies d’héroïnes de Walt Disney dans les cheveux, déplace des pièces sur un échiquier. «Elle connaît déjà toutes les règles, précise son papa Diego Garcés. La petite colle des bisous aux pions, réfléchit ses coups avec la ferme intention de gagner, car perdre, elle déteste ça. D’autant qu’à seulement 4 ans, il est difficile d’accepter une défaite sans larme. Alors son adversaire du jour lui explique qu’un champion ne doit pas pleurer. Pour sûr, sa mère Alexandra Kosteniuk, douzième femme championne du monde d’échecs, a quelques avantages sur la petite. Un avantage, Francesca en a pourtant un: elle s’est mise aux échecs un an plus jeune que sa maman.

C’est à l’âge de 5 ans que l’actuelle vice-championne du monde a découvert ce sport avec son père, joueur amateur. Douée, Alexandra se distingue rapidement dans les tournois. Elle gagne les championnats des filles de moins de 10 ans, ceux des moins de 12 ans et enfin à 14 ans devient la plus jeune femme Grand Maître, plus haute distinction qu’un joueur d’échecs puisse obtenir.

A l’université à 15 ans déjà

A partir de l’âge de 14 ans, elle se rend à l’école uniquement pour passer des examens. Tôt, elle représente la Russie dans les tournois internationaux. A 15 ans seulement, elle entame des études universitaires à la Faculté d’échecs, où elle étudie toutes les disciplines (chimie, physique, notamment) susceptibles d’améliorer ses performances.

A force d’échecs et mats, la prodige est tour à tour couronnée championne d’Europe, de Russie et surtout du monde (en 2008), la plus belle victoire de sa carrière. Avec l’équipe russe, elle a aussi décroché l’or aux Olympiades. Et puis, la reine des échecs – elle a fait de son statut une marque commerciale, Chess queen en anglais – a aussi obtenu le titre de Grand Maître masculin.

Ses multiples succès lui ont d’ailleurs valu les félicitations des présidents russes Vladimir Poutine et Dmitri Medvedev. Oui, en Russie, les échecs inspirent bien plus de respect qu’en Helvétie. «Ça l’était davantage encore du temps de l’ex-URSS, explique Diego Garcés. Payé par l’Etat, un joueur professionnel recevait une voiture, entre autres avantages.»

Elle pose pour servir la cause des échecs

La belle de 27 ans est plutôt timide. Et malgré sa célébrité, son image est moins connue que son nom, bien qu’elle ait réalisé des photos de mode dans de grands magazines (uniquement pour servir les échecs), des publicités, tourné dans le film d’un réalisateur russe de la trempe de Federico Fellini. La belle se verrait bien jouer dans un rôle d’action, estimant que James Bond aurait bien besoin d’une nouvelle partenaire…
Avant même de briller sur grand écran, Alexandra Kosteniuk attire déjà de nombreux fans. Lors de tournois ou d’événements organisés pour les enfants, ses admirateurs se pressent pour obtenir un autographe, aussi bien en Russie, aux Etats-Unis qu’au Mexique.

En plus, la reine des échecs est très présente sur internet. Plus de 150 000 personnes la suivent sur Twitter, plus de 10 000 internautes sont fans sur sa page Facebook. En tout, la Chess Queen dispose d’une vingtaine de sites, blogs, pages… Une présence forte qui permet d’ailleurs à Alexandra Kosteniuk et son mari de vivre des échecs, de la publication et l’édition de livres, DVDs, podcasts destinés à la promotion des échecs. Bien sûr, la Fédération russe d’échecs est généreuse (en cas de victoire). Mais cela ne suffit pas à couvrir le coût des entraîneurs d’Alexandra Kosteniuk qui se perfectionne auprès des meilleurs mondiaux. Alors qu’enfant elle achetait des cadeaux pour sa maman avec ses primes, aujourd’hui, elle les investit dans sa formation.

«J’aime beaucoup cette justice inhérente aux échecs, où il faut impérativement suivre les règles.»

De longues heures d’entraînement

Toute l’année, elle s’entraîne au moins cinq heures par jour. De préférence, elle joue contre un vrai partenaire, car les ordinateurs sont tellement forts que les affronter équivaut à faire la course avec une voiture. Elle s’entraîne alors si possible avec un Grand Maître, suivant des leçons de six, sept, huit heures, grâce à Skype, exécutant les combinaisons imposées, cherchant la meilleure stratégie. C’est précisément ce charme de la stratégie qui plaît à Alexandra Kosteniuk, ainsi que la simplicité, la beauté, la justice du jeu: «Tout le monde commence avec les mêmes pièces, explique-t-elle. Dans le monde, beaucoup de gens essaient de tricher, alors j’aime beaucoup cette justice inhérente aux échecs, où il faut impérativement suivre les règles.»

Comment devient-on la reine des échecs? Il faut vouloir gagner, avoir la rage de vaincre. Egalement avoir une excellente mémoire. Celle d’Alexandra Kosteniuk est prodigieuse, retient des milliers de coups, sait quel joueur a été confronté à telle situation et comment il a réagi. Grâce à son excellente mémoire – Alexandra fait la moue, estimant qu’elle n’est pas si bonne – elle a appris le français en écoutant Jacques Brel ou Joe Dassin. Son époux explique que sa femme est capable de dérouler un texte entier lu une seule fois à partir d’un mot, de réciter un livre de poèmes. «Tout le monde fait ça, non?» rétorque l’intéressée.

Toujours disposée à entamer une partie d’échecs, Alexandra Kosteniuk joue à l’aveugle contre Diego Garcés, pourtant calé lui aussi, puisqu’il détient le titre de Maître. «Même sans voir l’échiquier, elle est plus forte», reconnaît- il, avec force admiration, vénération presque. Toute l’année, la reine court le monde, de Moscou à Dubaï en passant par Loèche-les-Bains. Certains tournois durent plusieurs semaines: il lui arrive alors de perdre jusqu’à 5 kilos en trois semaines, tant l’effort mental et physique est intense. Alors oui, à ses ports d’attache de Miami, Paris, Moscou et Villars, elle adopte une bonne hygiène de vie, pratique du sport, course à pied, tennis, natation. S’adonne au yoga afin d’améliorer sa concentration et à la cuisine pour se détendre.

SECRETS DE CUISINE

Pour vous cuisiner, c’est…
Une évasion, une méditation. Cela me repose l’esprit, car je dois me concentrer sur ce que je prépare à manger.

Votre plat favori?
Les pâtes, la pizza que je confectionne avec ma fille Francesca.

Que ne mangeriez-vous pour rien au monde?
J’aime beaucoup goûter de nouveaux plats, mais je ne pourrais pas manger du cheval, du dauphin, quelque chose de pas frais, des vers de terre, des fourmis.

Qu’avez-vous toujours en réserve?
De la salade, du poulet.

Avec qui aimeriez-vous partager un repas?
Avec un champion d’échecs, mais il m’est impossible de donner un seul nom, ce serait manquer de respect envers les autres.

INGRÉDIENTS POUR 4 PERSONNES

200 g de sarrasin sel 2 oignons 400 g de champignons de Paris blancs
4 cs d’huile de tournesol 1 cs de farine 200 g de crème fraîche 1 cc de concentré de tomates 1 dl d’eau
400 g de filet de bœuf poivre 1⁄2 bouquet de persil

PRÉPARATION

1) Verser le sarrasin dans un grand volume d’eau bouillante salée et le faire cuire 10-15 min à feu doux en le gardant bien ferme.
2) Hacher les oignons. Couper les champignons en morceaux. Faire suer les oignons env. 2 min dans la
moitié de l’huile. Ajouter les champignons et faire revenir le tout env. 2 min. Ajouter la farine, la crème fraîche, le concentré de tomates et l’eau, et laisser réduire un peu.
3) Tailler le filet de bœuf en dés d’env. 1,5 cm. Saler et poivrer. Chauffer le reste de l’huile dans une poêle et y faire sauter la viande à feu vif, en procédant par portions. Les ajouter à la sauce et réchauffer sans laisser cuire. Rectifier l’assaisonnement. Ciseler le persil.
Dresser la viande et le sarrasin, parsemer de persil.
Préparation: env. 30 min

Valeur nutritive
Par personne, env. 31 g de protéines, 33 g de lipides, 43 g de glucides, 2450 kJ / 590 kcal.

TEXTE: LAURENCE CAILLE / PHOTOS NICOLAS RIGHETTI / REZO

Sites internet: www.chessqueen.com
Pour voir Alexandra Kosteniuk en tournoi: www.youtube.com/chessqueen


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One Response to “Kosteniuk’s Beef Stroganoff featured by Migros”

  1. Alberto says:

    Alexandra, you are a beautiful woman!